Sens de la souffrance

Croix bleue

 

La souffrance vient à notre rencontre, de différents côtés, inévitablement. Et il y a tellement de manières de souffrir… ! Par la maladie, toutes les sortes de douleurs physiques, les séparations, les conflits, les déséquilibres psychiques.

 Faut-il chercher à l’éviter, la fuir ? Tenter d’en déraciner la cause ?

Certains courants ascétiques recherchent la souffrance comme un but en soi, jusqu’à y trouver une forme de jouissance qui se rapproche de perversions maladives.

 Il existe une troisième voie. Non pas la rechercher pour elle-même ni chercher à la fuir, mais l’accueillir dans un certain esprit lorsqu’elle fait irruption. Il est possible d’y trouver un sens, de la recevoir et de la vivre comme une part du mystère du monde, de pressentir qu’elle permet d’engendrer l’humain.

 Voici la traduction d’une conférence de F. Benesch et quelques citations qui permettent d’ouvrir des perspectives dans cette direction.

En version PDF :  Sens de la souffrance

La Passion de Jésus Christ – Force de rédemption pour les hommes

Friedrich Benesch – Conférence donnée à Freiburg le 21 mars 1976[1]

Il y a bien des siècles déjà, survint dans l’humanité un grand messager de la souffrance. L’annonce du grand Bouddha apparaît, lumineuse : « La vieillesse est souffrance – la maladie, la séparation, la mort sont souffrance, être séparé de ce qui nous attire est souffrance – être lié avec ce que nous rejetons est souffrance ». Bouddha trouve l’origine de la souffrance dans la soif d’exister, car lorsque celle-ci s’éteint, la souffrance cesse également. Quelle est l’issue de cette voie ? Car elle signifierait : s’éloigner de la terre.

Quelle est la nature de ces souffrances qui apparaissent sous la forme de douleurs corporelles ? Ces douleurs étranges, purement physiques, qui donnent l’impression d’être perforé, piqué, brûlé ou rongé ? Où plongeons-nous alors, qu’est-ce donc pour un monde ? Ou alors, regardons la douleur psychique, la souffrance psychique : l’affliction, le souci, la dépression, la privation, etc. Et finalement, la souffrance spirituelle. On dit toujours qu’il n’y en aurait pas. Pourtant, elle existe aussi. Par exemple, la souffrance purement spirituelle de Faust lorsqu’il se confronte à l’énigme de l’univers, à l’impossibilité de déchiffrer les mystères dans lesquels l’homme est placé. On peut aussi évoquer ce qui peut accabler certaines personnes : le vécu, purement spirituel, de l’absence de sens de l’existence.

Où sommes-nous, lorsque nous sommes plongés dans ce monde de la douleur corporelle, dans le domaine de la souffrance et de la douleur psychique et celui de la souffrance spirituelle ?

Il ne faudrait pas croire que nous seuls, êtres humains, avons part à ce monde de souffrance. Lire la suite « Sens de la souffrance »

Les cadeaux de Noël

Auf Deutsch

À Noël comme à la Saint Nicolas, des cadeaux sont apportés dans la nuit. Quel peut être le sens de cette tradition, encore tenace, au moment de la grande « nuit de l’année » ?

Chagall

Les cadeaux venus dans la nuit

Comment se fait-il que dormir donne des forces ? Au long de la journée, alors que le soleil accomplit sa course dans le ciel, l’homme travaille, la conscience en éveil. Le soir, le soleil s’incline à nouveau vers la terre, la fatigue rend les membres lourds et l’esprit se fait plus lent. L’envie vient de se coucher et de s’abandonner au sommeil. Le lendemain au réveil, les forces sont là pour se tenir debout sans effort, reprendre ses activités et travailler. Les sentiments sont apaisés et la pensée est plus active. Parfois même, nous nous réveillons avec une idée qui résout un problème qui, la veille encore, paraissait insoluble. D’où viennent ces nouvelles forces ? Car des forces viennent toujours de quelque part… Lire la suite « Les cadeaux de Noël »

Une étoile

etoile

Une étoile

Sa lumière troue le ciel obscur

Les yeux d’un enfant : deux étoiles

elles brillent de l’émerveillement

qui déborde de son cœur

De quel cœur jaillit la lumière d’une étoile?

 

 

D’après l’évangile de Matthieu, chapitre 2:

Jésus étant né à Bethléem, en Judée, sous le règne d’Hérode, voici que des mages venus d’Orient arrivèrent à Jérusalem. Ils demandèrent : Où est le nouveau-né, le roi des Juifs ? À l’Est, nous avons vu son étoile, et nous sommes venus pour nous prosterner devant lui . À cette nouvelle, le roi Hérode fut troublé, et tout Jérusalem avec lui. Il réunit tous les grands prêtres et les scribes du peuple et s’enquit auprès d’eux du lieu où le Messie devait naître.  À Bethléem en Judée, lui dirent-ils, comme le prophète l’a écrit : Et toi Bethléem, terre de Juda, tu n’est certes pas le moindre des chefs-lieux de Juda, car tu donneras à Israël mon peuple son chef, celui qui le gouvernera. Hérode fit venir en secret les mages pour se faire préciser le moment où l’étoile leur était apparue. Puis il les envoya à Bethléem. Partez, leur dit-il, enquérez-vous exactement au sujet de l’enfant, et quand vous l’aurez trouvé, avertissez-moi, pour que moi aussi, j’aille me prosterner devant lui.

Sur ces paroles du roi, ils se mirent en route, et voici que l’étoile qu’ils avaient vue en Orient allait au-devant d’eux, jusqu’à ce qu’elle s’immobilisât au-dessus du lieu où se trouvait le petit enfant. La vue de l’étoile les emplit d’une très grande de joie. Entrant dans la maison, ils virent l’enfant avec Marie, sa mère. Se prosternant devant lui, ils lui présentèrent leurs trésors. Puis, ouvrant leurs coffrets, ils lui offrirent de l’or, de l’encens et de la myrrhe. Avertis en songe de ne pas retourner auprès d’Hérode, ils se retirèrent dans leur pays par un autre chemin.

(Traduction Fr. Bihin)