Accompagner la mort

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Cette brochure s’adresse à toute personne qui veut accompagner un décès dans le respect de la dignité humaine. Elle s’inscrit dans la perspective où la mort n’est pas considérée comme une fin, mais comme un passage dans une autre réalité que celle du monde sensible. Elle est issue de la collaboration de membres de la Société anthroposophique et de la Communauté des chrétiens, qui se sont proposés de rassembler et d’ordonner en une seule brochure des éléments, informations et réflexions puisées dans divers documents préexistants. Il s’agit d’un travail en évolution, appelé à être complété et enrichi avec le temps. Nous espérons que le lecteur, confronté au décès d’une de ses proches, pourra y trouver matière à réflexion ainsi que des réponses pratiques appropriées.

Françoise Bihin et Marie-France Paccoud – Colmar, novembre 2015

La brochure peut être commandée à l’adresse ci-dessous :

http://www.editions-iona.com/culture-societe/114-accompagner-la-mort-de-ses-proches-preparer-la-notre.html

Sommes-nous actifs après la mort ?

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Il y a quelques décennies encore, la mort était un sujet tabou dans les sociétés occidentales. Dans les années 70, le médecin Raymond Moody a commencé à publier des témoignages de mort clinique  (EMI [1] en français, NDE [2] en anglais). Parallèlement, un mouvement à propos de l’accompagnement des mourants et des soins palliatifs a vu le jour, inauguré par des personnalités telles qu’Élisabeth Kubler Ross aux USA et Marie de Hennezel en France. On a recommencé à parler plus de la mort, à la ré-apprivoiser peu à peu.

Avec ces nouveaux apports, comment la conception de la vie après la mort a-t-elle évolué ? La culture chrétienne avait véhiculé les images chrétiennes du paradis, du purgatoire et de l’enfer. L’enfer était terrifiant car suivant la gravité des péchés, il pouvait être « éternel ». Dans le milieu catholique de mon enfance, on ne parlait pas volontiers de la mort : « Cela sert à rien de s’en préoccuper, il faut surtout vivre à fond sa vie d’aujourd’hui, sans chercher à savoir ce qui se passe après la mort« . Vouloir chercher à comprendre ces choses est même plutôt répréhensible, car cela dénote un manque de foi. On m’avait parlé de l’enfer et du paradis, mais au cours de ma jeunesse, de plus en plus de personnes, y compris des prêtres, laissaient entendre que ce ces « images » sont dépassées, et je me ralliais volontiers à cette opinion : Dieu étant infiniment bon, il pardonne toutes nos fautes. Lire la suite « Sommes-nous actifs après la mort ? »