Dépression et expérience du Je

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Que vit-on lors d’une dépression ? Quelle peut être la raison pour laquelle cette maladie est tellement courante dans notre société ? Quel serait son lien avec le matérialisme ambiant ? Peut-elle apporter quelque chose de positif pour une personne, et même pour la société ? Voici en quelques  pages  le résultat de mes réflexions et expériences à ce sujet.

Peinture ci-contre :  Jawlensky

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L’expérience de la dépression

Philippe Labro, journaliste et écrivain a raconté sa plongée dans la dépression dans son livre Tomber sept fois, se relever huit[1]. Son récit à la fois vivant et détaillé permet de ressentir de l’intérieur ce qu’il a vécu durant les quelques mois de sa dépression, qualifiée de « situationnelle » sur le plan médical. Voici un homme d’une cinquantaine d’année qui vit à Paris, qui vient d’atteindre le sommet de sa carrière comme directeur à RTL. Il est marié, aime sa femme et ses deux enfants et il a beaucoup d’amis. D’une telle vie, beaucoup rêveraient. Peu à peu, quelque chose bascule en lui, qu’il ne le remarque pas, tout d’abord. Lire la suite « Dépression et expérience du Je »

Sommes-nous actifs après la mort ?

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Il y a quelques décennies encore, la mort était un sujet tabou dans les sociétés occidentales. Dans les années 70, le médecin Raymond Moody a commencé à publier des témoignages de mort clinique  (EMI [1] en français, NDE [2] en anglais). Parallèlement, un mouvement à propos de l’accompagnement des mourants et des soins palliatifs a vu le jour, inauguré par des personnalités telles qu’Élisabeth Kubler Ross aux USA et Marie de Hennezel en France. On a recommencé à parler plus de la mort, à la ré-apprivoiser peu à peu.

Avec ces nouveaux apports, comment la conception de la vie après la mort a-t-elle évolué ? La culture chrétienne avait véhiculé les images chrétiennes du paradis, du purgatoire et de l’enfer. L’enfer était terrifiant car suivant la gravité des péchés, il pouvait être « éternel ». Dans le milieu catholique de mon enfance, on ne parlait pas volontiers de la mort : « Cela sert à rien de s’en préoccuper, il faut surtout vivre à fond sa vie d’aujourd’hui, sans chercher à savoir ce qui se passe après la mort« . Vouloir chercher à comprendre ces choses est même plutôt répréhensible, car cela dénote un manque de foi. On m’avait parlé de l’enfer et du paradis, mais au cours de ma jeunesse, de plus en plus de personnes, y compris des prêtres, laissaient entendre que ce ces « images » sont dépassées, et je me ralliais volontiers à cette opinion : Dieu étant infiniment bon, il pardonne toutes nos fautes. Lire la suite « Sommes-nous actifs après la mort ? »

Lettre ouverte à Michel Onfray

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Monsieur,

J’écoute regulièrement de vos interventions à France culture, et lors de précédentes vacances, j’ai découvert avec grand intérêt votre cours complet (sur CD) à propos de Nietzsche.

Récemment, j’ai écouté sur France culture « Théorie du fumier spirituel » et là, j’ai été étonnée et finalement choquée. Premièrement, je ne retrouve pas, dans votre examen de la pensée de Rudolf Steiner, la patience et l’ouverture d’esprit que vous avez par rapport à Nietzsche. Vous insistez en général sur l’importance de situer toute la pensée en lien avec la biographie de l’auteur – c’est justement un des points qui rend ce long cours sur Nietzsche tellement vivant. Et bien entendu, pour pouvoir juger d’une pensée – surtout quand on prétend la critiquer en public -, c’est la moindre des choses que d’avoir pris connaissance de l’ensemble de l’œuvre de l’auteur.

Pourtant, par rapport à Rudolf Steiner, vous avouez n’avoir consulté que deux livres, Lire la suite « Lettre ouverte à Michel Onfray »