Je ne te condamne pas !

Vitre

La femme se tient au milieu, mais il n’y a plus personne autour… Les hommes qui voulaient la condamner se sont retirés un à un. Seul le Christ se tient encore face à elle, lui qui pendant ce temps écrivait du doigt sur la terre. Chaque être humain est responsable jusqu’au dernier iota de chacun de ses actes, du moindre sentiment, de chacune de ses pensées et tout cela s’inscrit dans l’organisme vivant de la terre. Mais le Christ ne veut pas condamner, pas plus la femme que les hommes qui se sont retirés. Il n’est pas venu pour condamner ou pour juger, mais pour sauver et guérir, en assumant les conséquences des actes que nous ne pourrons pas compenser nous-mêmes. Mais nous restons entièrement responsables de ce qui nous concerne personnellement, de tout ce que nous pourrons corriger et compenser à l’avenir. C’est par ce travail sur nous-mêmes, en lien avec les autres, que nous pourrons développer des forces morales et une autonomie, une liberté que nous ne pouvons que conquérir que pas à pas.

Le Christ est venu pour permettre à l’homme de progresser vers l’idéal d’humanité qu’il représente lui-même. Dans sa lumière, c’est nous-mêmes qui nous jugeons, quand nous remarquons nos zones d’ombres, tout ce que nous avons encore à améliorer, affiner, parfaire. Cet idéal est d’une exigence extrême, mais en même temps, si le point que nous avons atteint jusqu’à ce jour était déjà le but, quelle déception ! L’humanité est infiniment plus grande et plus digne, et c’est vers cette grandeur que le Christ appelle chacun.

Jean 8, 1-12

Jésus, lui, se rendit au Mont des Oliviers. Dès l’aube, il s’en retourna au temple, et tout le peuple vint à lui. Il s’assit et leur donna un enseignement. Les scribes et les pharisiens amènent alors une femme surprise en adultère et, la plaçant au milieu, ils lui disent : Maître, cette femme a été surprise en flagrant délit d’adultère. Dans la Loi, Moïse nous a prescrit de lapider de telles femmes. Et toi, qu’en dis-tu ? Ils disaient cela dans l’intention de lui tendre un piège, pour pouvoir l’accuser. Mais Jésus, s’étant baissé, écrivait du doigt sur la terre.

Comme ils persistaient à l’interroger, Jésus se redressa et dit : Que celui d’entre vous qui n’a jamais commis de faute lui jette la première pierre. S’inclinant à nouveau, il se remit à écrire sur la terre. Après avoir entendu ces paroles, accusés par leur conscience, ils sortirent un à un, à commencer par les plus âgés et Jésus resta seul, la femme étant au milieu.

Jésus se redressa et lui dit : Femme, où sont-ils ? Personne ne t’a condamnée ? Elle répondit: Personne, Seigneur. Jésus lui dit : Moi non plus je ne te condamne pas : va, et dorénavant, ne pèche plus.

Jésus, à nouveau, leur adressa la parole :

Je suis la lumière du monde. Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie.

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